La vente à distance sur Internet regroupe deux types d’opérateurs:
-les entreprises dont l’activité principale est la vente à distance qui distribuent uniquement sur internet (pure -players).
-Les entreprises dont la vente à distance n’est pas l’activité originelle (click and mortar).
Ces opérateurs se retrouvent parfois en concurrence sur le créneau Internet.
Pour Bijourama, nous avons un petit avantage pour vous en parler, puisque nous disposons en annexe de notre principale activité un magasin physique, Il nous sert de leurre pour contourner les refus de vente sélectifs qui imposent un magasin physique pour vendre sur Internet.
Notre jugement est donc plus neutre. Au départ nous souhaitions trouver une synergie entre les deux activités, puisque nous avons trouvé ce point de vente, mais très vite nous nous sommes rendu compte de la différence notoire.
Le premier constat: une organisation du travail et des compétences différentes.
Dans notre activité de commerce traditionnel, sur la surface de vente, il est nécessaire d’avoir des personnels d’une rigueur de présentation physique, des qualités commerciales, des qualités décoratives dans la présentation des vitrines, Une connaissance du tissu local.
Dans notre activité de e-commerce nous y trouvons des développeurs web, des chefs de produit, des personnels qualifiés dans la relation à distance manipulant les outils numériques. Une volonté de rendre service par téléphone ou mail, C’est assez différent.
Le second constat: un lieu de travail totalement incompatible.
Dans le commerce traditionnel, c’est agréable visuellement, c’est situé dans une galerie marchande d’une hypermarché, Les livraisons ne se font que le matin, On y règle des problème d’éclairages ou de vitrines. On ne peut y être dérangé en permanence par le téléphone.
Le e-commerce c’est bien différent, nous sommes situé en zone industrielle à 200 mètres d’une plate-forme professionnelle de la Poste. Nous y sommes le premier client du département. Dans les locaux, du bruit, des livraisons en permanence, des bureaux, une forte activité, un call center très actif et un stock impressionnant. Bref une grande ruche.
Un autre constat: des stocks de montres et bijoux différenciés.
A première vu on pourrai croire que nous profitions des stocks de la surface physique, mais là encore il ne faut pas le croire, Dans la surface de vente, les articles sont étiquetés, sortis de leurs écrins et mis en situation, les rechercher un par un relèverait de la folie et de l’épicerie. Un vitrine ne se dérange pas en permanence, C’est un lieu d’exposition, il doit rester calme et le client seul manipule les articles.
Dans la réserve de Bijourama,com, c’est un rangement scientifique de milliers de références. Un gestion au cordeau. Nous avons le catalogue le plus grand d’europe et sûrement l’une des plus grosse rotation de l’internet européen de l’ouest dans la montre et le bijou grand public. Il y a des cartons, des imprimantes, un call center avec du bruit, On manipule surtout des boites.
Un constat consumériste: des clients qui se différencient.
Dans le magasin physique, le consommateur attend un conseil et prend écoute des vendeuses pour faire son choix, Sur Bijourama,com, c’est un consommateur qui souhaite acheter sans aucune contrainte. Il ne souhaite pas d’influence et choisi en libre arbitre. Un majorité de nos clients Internet n’a pas mis les pied dans une bijouterie depuis plus de deux ans.
Un dernier constat: des montres et bijoux vendus qui ne sont pas les mêmes.
Dans un magasin physique, la rotation ne se fait que sur une dizaine de marque. Les plus connues et publicités par les média, comme Festina, Lotus, Go Certus, D&G, Fontenay, Esprit ou Fossil.
Sur Internet, avec la fiche produit, les amateurs de montres techniques comme Casio, The One ou Timex sont plus nombreux. Le choix des marques originales est décuplé (Un ancien article du blog en parle), On peux trouver des marques moins diffusées dans le commerce traditionnel. Yéma, Yonger et Breson, Torgoen, Toute la mode est présentée, On n’est pas limité à D&G ou Guess. Nous offrons par exemple les montres Ed Hardy ou Lacoste. A l’intérieur des gammes, la rotation des modèle est différente. Il n’est pas nécessaire de se présenter à la vendeuse pour admirer les montres mécaniques Arbutus ou Ingersoll.
Bref et pour conclure, pour nous qui sommes sur Internet un peu le centre de la montre et du bijou grand public sur Internet, la relation qui relie un magasin physique et une activité de vente à distance par Internet est bien plus mince qu’il n’y paraît. Un simple regard sur les statistiques de la vente sur Internet en France indique que sur les 10 premières entreprises, 10 sont des pure-player. La Fnac à même disparue.